Les JDA sont en vacances, mais elles reviennent à la rentrée !
Organisation : Axelle Gaydon et Léane Vaz
Avec la participation de Marie Foulquier, Pauline Angevin, Diane Dubuisson, Lou Grihangne-Bobinet, Romane Bertrand-Piquerez, Elisabeth Lefèvre, Salomé Fabry, Maïa Collion-Génermont, Julie Duhem, Louise Aouchiche, Estelle Gaydon, Louise Zaton, Valentine Guillocheau et Lila Olier
Introduction (30 minutes) :
« Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage… » Depuis l’Antiquité, la mer fascine autant qu’elle effraie. Explorée par des héros, des marchands, des armées, cette immensité bleue relie les peuples et les continents, mais cache aussi bien des dangers : monstres légendaires comme Charybde et Scylla, tempêtes déchaînées par les dieux, pirates sans pitié et sirènes enchanteresses… Mais pourquoi risquer sa vie sur les flots ? Cette question tout comme les techniques de navigation des peuples de l’Antiquité, les légendes marines et les cartes anciennes, sont au cœur de cette journée maritime.
Ateliers (2h) :
Mer de mots de Salomé Fabry et Maïa Collion-Génermont : Grâce à une mer de mots, les élèves découvrent les substantifs et adjectifs pour désigner la mer, sa couleur, ses habitants et ses divinités dans les langues anciennes.
Larguez les amarres de Louise Aouchiche, Diane Dubuisson et Julie Duhem : Les élèves, grâce à un téléphone sans fil, doivent constituer le meilleur équipement possible pour partir en mer, des provisions aux cordes ou aux cartes…
L’affaire de l’amphore mystérieuse : Enquête archéologique de Marie Foulquier, Pauline Angevin et Romane Bertrand-Piquerez : les élèves suivent le fil des indices archéologique pour comprendre le sens du mystérieux monde « LACCATU » et retrouver le contenu d’une amphore trouvée dans le Rhône.
Mare monstrum de Axelle Gaydon et Estelle Gaydon : En confrontant des sources antiques et modernes, les élèves retracent l’évolution de monstres marins de l’Antiquité à nos jours.
Conférence (1h) :
Lucia Rossi : « Des pirates aux corsaires en passant par les naufrageurs: des contre-pouvoirs dans la Méditerranée grecque ? ». Maîtresse de conférences en histoire grecque hellénistique, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Grand jeu (2h) :
Première phase : les élèves, divisé.e.s en 8 groupes, rencontrent successivement une néréide, une armatrice, une pirate et une voyageuse. Grâce aux informations que ces personnages lui donnent, iels se constituent un jeu de 12 cartes (3 cartes mythologie, 3 cartes danger, 3 cartes équipage et 3 cartes équipement). Deuxième phase : sous la forme d’un tournoi, les groupes s’affrontent deux à deux. Chaque combat est composé de trois manches ; à chaque manche, chaque groupe pose 2 cartes ; le groupe qui obtient le plus grand nombre de points gagne la manche. Le vainqueur du tournoi remporte la grande bataille navale.
Organisation : Marie Laurence et Valentine Guillocheau
Avec la participation de Nawel Ajagli, Martin Buffet, Diane Dubuisson, Louis Granat, Valentine Guillocheau, Marie Laurence, Élisabeth Lefèvre, Élisa Romilly, Aurélie Sicabaigt-Lapeyre, Morgane Thomé, Marine Bédigis, Laura Grimbert et Isabelle Roy.
Introduction (30 minutes) :
Sunt pueri pueri, pueri puerilia tractant : les enfants sont des enfants, et les enfants ont des occupations enfantines... Mais quelles sont-elles au juste, ces occupations ? Et d'abord, qui est considéré comme « enfant » dans les civilisations antiques ? Cette journée a permis aux élèves de découvrir les différents aspects de la vie quotidienne des enfants des temps anciens, notamment tout ce qui concerne leur éducation, au sein de leur famille et en dehors, mais aussi leur place dans la littérature ou les représentations iconographiques. Les différents ateliers qui ont rythmé cette journée ont emmené les élèves vers des lieux et des époques variées, et se sont également attardés sur les différences liées au genre ou à la classe sociale des enfants.
Ateliers (2h) :
Deux vérités un mensonge sur des enfants mythologiques (Diane Dubuisson et Morgane Thomé) : plusieurs mythes qui mettent en scène des enfants sont présentés, puis deux vérités et un mensonge sont donnés à propos de chaque récit. Aux élèves, répartis en équipes, de démasquer le mensonge...
Jeux d'étymologie (Marie Laurence et Élisabeth Lefèvre) : l'atelier consiste à trouver le maximum de mots français qui ont été formés sur des mots grecs et latins de l'enfance et de l'éducation (pais, adulescens...).
Carte mentale de l'éducation (Élisa Romilly et Louis Granat) : un jeu de questions-réponses permet de construire avec les élèves une carte mentale géante qui leur présente différents concepts, objets et lieux importants dans l'éducation dans l'Antiquité.
Tierlist des conceptions éducatives (Martin Buffet, Valentine Guillocheau et Aurélie Sicabaigt-Lapeyre) : les élèves sont répartis en petits groupes, qui ont chacun un texte à trous témoignant des conceptions éducatives de différentes civilisations antiques. Après une phase de discussion interne, où chaque groupe doit remplir les trous du texte et décider de sa place dans la tierlist (super, bien, bof ou horrible ?), les élèves exposent aux autres groupes le contenu de leurs textes, et débattent de son classement dans la tierlist.
Conférence (1h) : « Naître et grandir fille ou garçon dans le monde grec de l'époque classique », par Sophie Laribi Glaudel, agrégée d'histoire et docteure en histoire grecque).
Les Anciens, eux aussi, ont un jour été des enfants ! Cette conférence propose aux élèves de découvrir la vie des petits Grecs à l’époque classique, de leur naissance au seuil de l’âge adulte. Naître fille ou garçon ne destinait pas tout à fait à la même enfance : tout en proposant une définition plus générale de l’enfance, Sophie Laribi Glaudel montre aussi ce que signifiait grandir fille ou grandir garçon dans les cités grecques aux Ve et IVe siècles avant notre ère. Elle s'appuie sur un corpus composé de sources littéraires, archéologiques et iconographiques afin de comprendre comment les sociétés grecques pensaient l’enfance des filles et celle des garçons, et comment elles organisaient leur place au sein de la famille et de la cité.
Grand jeu (2h) :
Les élèves voyagent dans le temps, et se retrouvent, 2000 ans plus tôt, à la journée portes ouvertes de la section « méditerranéenne » de notre école, où les savoirs de plusieurs cultures se mélangent pour offrir un enseignement le plus complet possible. Ils assistent à deux cours (un cours d’écriture sur argile et un cours de sagesse proverbiale), profitent d'un temps de récréation, et … d'une surprise ! À chaque étape de la journée, ils reçoivent un fragment du message qui leur annoncera s'il sont admis·e·s dans cette section « méditerranéenne ».
Plus précisément, les différentes animations proposées lors du grand jeu étaient les suivantes :
Cours d'écriture sur argile (Élisabeth Lefèvre et Morgane Thomé) : les élèves s'essaient à l'écriture sur argile, en alphabet grec et en syllabaire cunéiforme.
Cours de sagesse proverbiale (Diane Dubuisson, Louis Granat et Aurélie Sicabaigt-Lapeyre) : divisés en petits groupes, les élèves doivent se faire mutuellement deviner à l'aide de dessins quel proverbe ils ont tiré au sein d'une liste prédéfinie.
Récréation (Martin Buffet et Valentine Guillocheau) : différents jeux de société antiques reconstruits (osselets, dés, jeux de plateau) sont présentés aux élèves, qui peuvent ensuite les essayer librement.
(Interrogation) surprise (Nawel Ajagli et Marie Laurence) : elle prend la forme d'un Time's up autour des mots de l'enfance et de l'éducation antique, pour remobiliser de manière ludique les concepts vus dans les différents ateliers de la matinée.
Organisation : Morgane Thomé, Marie Foulquier et Élisa Romilly
Avec la participation de Camille Safré, Ania Crouzet, Élisabeth Lefèvre, Louise Zaton, Talia Getler, Arsène Cazé, Louise Aouchiche, Julie Duhem
Introduction (30 minutes) :
Vous connaissez l'expression « beau comme un dieu grec »... mais à quoi ressemblaient vraiment ces célèbres beautés antiques ? Et comment les hommes et les femmes de l'Antiquité prenaient-ils soin de leur apparence pour se mettre sur leur trente-et-un ? Maquillage, coiffures, bijoux : nos ancêtres n'avaient rien à envier aux influenceurs d'aujourd'hui ! Était-on beau de la même manière à Athènes, Alexandrie ou Rome ? Comment les anciens transformaient-ils leurs corps et jouaient-ils avec leur apparence ? Cette journée aborde ces différents thèmes dans le monde classique mais également en Égypte ou chez les Celtes.
Ateliers (2h) :
Des corps doubles : la beauté face à l’ambiguïté de genre de Élisa Romilly et Marie Foulquier : Quels sont les codes de beauté masculins et féminins dans l'Antiquité ? Comment ces codes ont-ils été transgressés et mélangés dans les mythes et par des personnages historiques ? A travers deux figures mythiques, Hermaphrodite et Achille, nous découvrons comment les récits jouent avec les codes du genre pour créer des beautés doubles, érotiques et héroïques, où masculin et féminin dialoguent. Puis, avec la figure historique de « la pharaon » Hatchepsout, nous interrogeons les liens entre beauté et genre et enjeux de pouvoir.
Kalos kagathos de Camille et Ania : Kalos kagathos, kézako ? Le καλὸς κἀγαθός, c'est le « beau ébon », un idéal de beauté traditionnel dans la Grèce classique. Mais est-ce que le fait d'être beau (et pourquoi pas belle ?) implique forcément d'être une bonne personne ? la beauté physique est-elle nécessairement représentative de la vertu morale ? Les élèves découvrent qu'on peut être beau et pas bon, bon et pas beau ou encore ni beau ni bon !
Dans l’atelier des parfumeurs grecs de Morgane et Élisabeth Lefèvre : Cet atelier propose aux élèves de découvrir les parfums dans l’Antiquité à travers l’étude d’une source littéraire grecque. À partir d’un extrait de De materia medica de Dioscoride décrivant la préparation d’un parfum, les élèves analysent le texte afin d’en extraire les informations essentielles : les ingrédients mentionnés, les proportions éventuelles et les différentes étapes de la préparation. En petits groupes, ils interprètent le texte afin d’identifier les plantes ou substances évoquées, s’approprient le vocabulaire technique et reconstituent la recette la plus plausible à partir des indications fournies. L’objectif est de transformer un texte ancien en une “recette” claire et structurée.
Méli-mél’Ovide : Le bazar de la coiffeuse de Louise Aouchiche : Qui n’a jamais voulu connaître tous les secrets de beauté à connaître avant de sortir en société ? À partir d’un texte d’Ovide à compléter sur les Fards, les élèves découvrent les objets et les ingrédients de la beauté romaine. Après avoir reconstitué le texte, les élèves sont prêt.e.s à remettre en ordre la coiffeuse parfaite décrite par Ovide sous la forme d’un jeu de méli-mélo à trois cartes en équipe.
Conférence (1h) :
Florence Gherchanoc : « Concours de beauté dans les cités grecques de l'Antiquité : imaginaire et réalité ». Professeure d’histoire grecque à Paris Cité et spécialiste du vêtement, du corps, du genre et des questions d’identité sociale dans le monde antique nous explique comment sont représentés les concours de beauté, notamment celui mythique du jugement de Paris, dans l’iconographie de la peinture sur vase.
Grand jeu (2h) :
Les élèves ont pour mission de réaliser des modèles de beauté antique, en lien avec la région qui leur a été attribuée (Rome, Grèce, monde celte et Égypte).
Les élèves rencontrent à tour de rôle quatre spécialistes pour les y aider. Une spécialiste des coiffures leur enseigne les coupes « fashion » de leur région, leur signification etc. Des perruques et autres accessoires permettent aux élèves de réaliser celles de leur choix. Une spécialiste des bijoux leur montrent différents modèles de bijoux et d’accessoires et leur propose de réaliser les leurs en papier. Une spécialiste des vêtements leur montre plusieurs étoffes, tissus et couleurs afin de réaliser la plus parfaite des tenues. Une spécialiste des cosmétiques leur enseigne les pigments, couleurs et techniques utilisé.e.s pour se mettre en beauté.
Les élèves disposent de deux grandes silhouettes en format A3, une « masculine » et une « féminine » à parer selon leurs goûts et leurs choix. L’objectif est de leur faire découvrir plusieurs facettes de la beauté dans l’Antiquité dans différentes régions. Si les silhouettes sont « genrées » pour leur apprendre les arts de la beauté féminine et masculine antiques, les élèves sont absolument libres de jouer avec les codes (ce que faisaient aussi les Ancien.ne.s, comme le leur a montré l’un des ateliers du matin) pour créer leur personnage.
Conclusion :
Les élèves présentent leurs silhouettes aux autres groupes. Toutes sont très réussies, mentions spéciales au groupe chargé des Celtes dont l’exécution est particulièrement soignée !
Organisation : Marie Foulquier et Martin Rocher
Avec la participation de Élisa Romilly, Romane Bertrand-Piquerez, Élisabeth Lefèvre, Tristan Reisdorff, Jo Audegond, Léane Vaz, Louise Zaton, Jolane Dongé, Charles Bouin-Defabianis, Axelle Gaydon
Introduction (30 minutes) :
Quand on dit "jeux" et "antiquité", on pense immédiatement "Jeux olympiques". De fait les jeux sportifs, et les fêtes pendant lesquelles ils sont pratiqués, tiennent une grande place dans les sociétés antiques, s'inscrivant dans la vie politique et/ou religieuse selon les lieux et les époques. Mais au delà des confrontations sportives, les populations antiques ne manquaient pas de moyens de se divertir. Cette journée permet aux élèves de découvrir toutes la diversité de ses pratiques ludiques, du jeu de plateau de l’Ancien Empire égyptien aux paris sportifs pratiqués à Rome.
Ateliers (2h) :
Faites vos mises de Marie Foulquier et Romane Bertrand-Piquerez : Les jeux de dés, jeux de hasard et paris sportifs ont fait coulé beaucoup d’encre dans la Rome antique. A la fois divertissement populaire très largement répandu et pratique proscrite par la loi, les jeux d’argent ont tenu une place importante dans la vie des romains de toute classe sociale. Les élèves découvrent le sujet à travers un quiz où quatre groupes s’affronteront en misant sur les bonnes réponses pour faire avancer leur équipe dans le cirque.
Chant et Musique d’Elisabeth Lefèvre et Tristan Reisdorff : L’atelier commence par une présentation des différents types d’instruments, des usages de la musique et des chants dans les contextes culturels, cultuels, militaires, etc., et de la recherche menée par les musicologues et historien.ne.s depuis le XIXe siècle pour comprendre et recréer la musique de l’Antiquité. Les élèves écoutent ensuite plusieurs reconstitutions de chants antiques, soit en se basant uniquement sur les partitions et paroles retrouvées dans les sources épigraphiques, soit en croisant des fragments antiques avec des éléments modernes. Puis à leur votre tour de chanter ! Apprentissage de quelques vers chantés, tirés du début de l’hymne au soleil de Mésomède de Crète (IIe s.).
Tuto pour mettre les divinités dans sa poche de Martin Rocher et Jo Audegond : Pour découvrir les fêtes religieuses, les élèves répartis en groupes doivent résoudre des énigmes pour rassembler tous les éléments nécessaires à un rituel réussi !
Cadeaux d’anniversaire d’Élisa Romilly : Vous êtes convié.e.s à l'anniversaire des jumeaux Faustus et Fausta, pour lesquels vous devez trouver le cadeau idéal. Mais c'est aussi le dies lustricus qui célèbre la naissance de leur petite sœur, pour qui vous devez aussi trouver un cadeau. Déambulez à travers les rues de Rome et les étales de marchands pour dénicher les jouets parfaits à offrir. Remontez le temps et découvrez avec quoi jouaient les enfants de l'époque romaine, selon leur âge, leur genre ou leur statut social. Mais attention, vous n'aurez pas un budget illimité dans l'achat de vos cadeaux...
Conférence (1h) :
Flavien Villard : « Jouer à l'athlète. Trois jeux d'effort physique pour les adolescentes grecques ». Professeur en classe d’histoire préparatoire et chercheur au sein de l'UMR ANHIMA, Flavien Villard travaille sur les pratiques sportives chez les jeunes filles grecques. Il nous explique notamment comment ces jeux sportifs sont représentés et en quoi ils sont une préparations des jeunes filles au mariage.
Grand jeu (2h) :
Les élèves rencontrent successivement 4 personnages qui leur présentent chacun.e un jeu de l’Antiquité (dés, osselets, latroncules et sénèt). Après une rapide exposition des caractéristiques du jeu, le personnage met les élèves au défi de le battre à son propre jeu. Si les élèves gagnent, iels peuvent choisir une « carte caractéristique » associée au jeu (Contexte de jeu – Type de jeu – Matériel – Lieu & Époque) parmi les catégories qu’iels n’auront pas encore choisi. Si c’est le personnage qui gagne, c’est lui qui impose la carte aux élèves. A l’issue des 4 présentations de jeux, les élèves auront donc quatre cartes avec quatre caractéristiques différentes. Iels devront alors imaginer un jeu de société répondant à ces caractéristiques.
Conclusion :
Les élèves présentent devant les autres groupes leurs jeux inspirés par le sénèt, les jeux de dés et d’osselets antiques et les latroncules.